Brésil : l'interdiction des paris en ligne entre en vigueur, retrait au 5 octobre

28 septembre 2026

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Brésil : l'interdiction des paris en ligne entre en vigueur, retrait au 5 octobre
EUGENIO BARBOZA / Pexels

Le président Luiz Inácio Lula da Silva a signé une mesure provisoire qui interdit les paris à cote fixe dans tout le Brésil. Publiée le 25 septembre, elle a force de loi immédiatement et démantèle le cadre réglementé créé moins de trois ans plus tôt par la loi 14.790, rapporte GamblingNews.

L'interdiction des paris en ligne au Brésil couvre les paris sportifs et les jeux de casino. Les entreprises ne peuvent plus exploiter, proposer, intermédier ni faire la publicité de paris à cote fixe, y compris depuis l'étranger vers des clients situés au Brésil. Aucun dépôt n'est accepté depuis la publication du texte, selon iGB. Chargé d'annoncer la décision, le ministre des Finances, Dario Durigan, a jugé inefficaces les mesures de régulation du Secrétariat des prix et des paris (SPA) et évoqué des cas graves d'addiction au jeu. Le gouvernement a aussi annoncé un dispositif de renégociation de jusqu'à 150 milliards de reais (28,96 milliards de dollars) de dettes des ménages.

Ce que deviennent les licences

Les autorisations existantes expirent 30 jours après la publication, sans remboursement des frais versés ni compensation de l'État. Les nouvelles autorisations sont prohibées et les demandes non tranchées sont closes. Environ 90 sociétés détenaient une licence, chacune ayant payé 30 millions de reais (5,8 millions de dollars), précise iGB.

Le calendrier du retrait des soldes

Les joueurs ont jusqu'au 5 octobre pour demander le retrait de leur solde. Dès le 6 octobre, les sites et applications doivent être bloqués. Les 7 et 8 octobre, les opérateurs consolident les soldes par numéro de contribuable (CPF), puis remboursent entre le 9 et le 14 octobre par l'intermédiaire de leurs banques partenaires, y compris pour les parieurs qui n'ont rien demandé. À partir du 14 octobre, la Caixa Econômica Federal prend le relais en cas de difficulté.

La publicité et les sponsorisations sont interdites, avec retrait des supports existants sous 10 jours. Les banques et les sociétés de paiement ne peuvent plus traiter d'opérations de paris, sauf pour clôturer les activités et restituer les fonds. Le 27 septembre, les ministères de la Justice et des Finances ont indiqué qu'une force opérationnelle conjointe avait retiré 506 sites soupçonnés d'offrir des paris non autorisés.

Opérateurs et associations préparent leurs recours

Les sociétés lésées devraient saisir la justice pour récupérer leurs frais de licence, leurs investissements et leurs bénéfices perdus, écrit iGB. L'Association nationale des jeux et loteries (ANJL) affirme avoir « pris les mesures appropriées pour obtenir l'annulation de la mesure provisoire devant les tribunaux » et dénonce une décision « inédite dans l'industrie mondiale, visant uniquement un gain électoral perçu dans la course à la présidence ». L'Institut brésilien du jeu responsable (IBJR) estime que « fermer ce marché peu après sa mise en œuvre aura des conséquences économiques et juridiques importantes » et compromettra les progrès réalisés dans la formalisation d'une activité qui existait déjà dans le pays. Le gouvernement déposera en parallèle un projet de loi d'urgence créant des peines de quatre à six ans de prison pour quiconque exploite, opère ou promeut des paris sportifs, et de deux à quatre ans pour les établissements qui traitent les paiements.

Flutter, Entain et Betano comptent les pertes

Le marché brésilien représentait une base de revenus de 9,5 milliards de dollars selon le Blask Index, et plus de 8,7 milliards de reais (1,2 milliard de livres) de taxes sur les paris ont été déclarés au premier semestre 2026, rapporte SBC News.

Flutter, qui a racheté en mai 2025 NSX, l'opérateur de Betnacional, a vu sa division brésilienne générer 74 millions de dollars au premier semestre, en hausse de 722 % sur un an. Son porte-parole a reçu la nouvelle avec « surprise et grande inquiétude » et soutient que « la demande de paris ne disparaît pas avec le retrait des opérateurs autorisés ». Flutter cite des estimations selon lesquelles la part du marché illégal est passée de 41-51 % en 2025 à 38-44 % en 2026, et évoque la perte d'environ 15 000 emplois directs et indirects.

Entain, dont Sportingbet est le quatrième acteur brésilien, attendait environ 5 % de son produit net des jeux en ligne au Brésil pour 2026 et prévoit désormais le bas de ses fourchettes de revenus. Il se dit « déçu par ce développement soudain, sans consultation des parties prenantes du secteur ». Allwyn, qui détient 36,75 % de Kaizen Gaming, maison mère de Betano, indique que l'opérateur étudie toutes les options juridiques, dont une action en justice pour défendre sa licence de cinq ans délivrée par le SPA. Better Collective a suspendu ses prévisions 2027-2028 et son programme de rachat d'actions. Son PDG, Jesper Søgaard, chiffre à environ 15 millions d'euros les revenus perdus cette année au Brésil.

La mesure provisoire s'applique immédiatement mais reste soumise à l'examen du Congrès, où elle peut être modifiée ou rejetée. Le gouvernement devra aussi composer avec les États qui ont régulé les paris sportifs par le biais de leurs loteries, et s'attendre à des recours devant les tribunaux.

Cet article a été rédigé avec l'aide de l'IA à partir des sources qu'il cite et vérifié automatiquement avant publication.

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